Gilles Menegaux, directeur à Créteil :
«Nous nous adaptons au numérique»

Avec, à sa tête, Gilles Menegaux, le centre Afpa de Créteil adapte son épais catalogue de formations à l’évolution digitale.

Gilles Menegaux travaille au sein de l’Afpa (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) depuis 2010 et dirige le centre de Créteil (94) depuis quatre ans.

Basé en Val-de-Marne (94), le centre de Créteil a été construit en 1974. Il est un des tout premiers centres Afpa en France, en termes de fréquentation et de publics accueillis en formation, aussi bien demandeurs d’emplois que salariés.

Centre stratégique national, l’Afpa Créteil assure la formation professionnelle autour des métiers du tertiaire et des services. C’est un pôle de référence en secrétariat, en assistanat, en comptabilité et en gestion. Et est également d’intérêt régional en hôtellerie et en tourisme.

Son offre de formation couvre également les métiers de l’informatique, ceux du commerce, de la vente et de la distribution ainsi que ceux des services aux personnes et aux collectivités, etc.

Depuis 2014, Gilles Menegaux est directeur de l’Afpa Créteil. Il sait tout du rayonnement de ce centre.

Quels sont les principaux atouts du centre de Créteil ?

L’un de ses atouts est sa proximité avec Paris, facile d’accès par les transports en commun. Ainsi, l’établissement accueille, chaque année, plus de 1800 personnes sur des formations longues, de cinq à neuf mois – deux tiers de demandeurs d’emplois, un tiers de salariés, les publics étant, pour les deux tiers, féminins.

Le territoire du Val-de-Marne est très riche en TPE et PME dynamiques. Il rassemble beaucoup d’hôpitaux (deuxième implantation en France après Paris, NDR) et de chaînes hôtelières (zone aéroport d’Orly).

«Un autre atout,
c’est son offre de services complète»

Il y a un fort potentiel de demandes en formation individuelle, lié à la reconversion et/ou l’évolution de poste/emploi. Le secrétariat, la comptabilité, les services à la personne, avec l’explosion du numérique et des multimédias, sont des formations très demandées…

Un autre atout, c’est son offre de services complète avec, en plus des formations, une offre de recrutement, de restauration, d’hébergement et d’accompagnement au retour à l’emploi.

Quels sont les principaux objectifs du centre de Créteil ?

La diversité de son offre de formation aux métiers du tertiaire, la qualité de ses formateurs et de ses plateaux techniques permettent, à l’issue de la formation qualifiante, d’emmener plus de 83% des publics au titre/diplôme. Et 63% ont un retour à l’emploi dans les six mois qui suivent la formation !

6 stagiaires sur 10
retrouvent un emploi dans les six mois

Nous poursuivons l’évolution de notre offre pour anticiper et répondre aux besoins du marché, des entreprises et des territoires.

Le public accueilli est de tout âge : un tiers a de 18 à 25 ans, un tiers de 25 à 45 et un tiers plus de 45 ans. Avec un but essentiel, leur retour à l’emploi ou une reconversion professionnelle réussie.

Par ailleurs, le numérique et le digital vont se développer dans tous les métiers. Nous adaptons nos services en conséquences.

Google est aussi l’ami des femmes de chambre… et leur formation hôtelière s’adapte aux révolutions numériques.

Justement, comment abordez-vous cette évolution digitale ?

Elle est anticipée par l’Afpa, son ingénierie, avec les partenaires (branches professionnelles, conseil régional, Pôle emploi, entreprises, etc.). En terme d’adaptations des formations, de modalités pédagogiques, tout est pensé pour coller à la demande et aux emplois d’aujourd’hui et de demain.

Par exemple, le numérique entre dans des professions comme réceptionniste d’hôtel ou femmes de chambres, qui peuvent être amenés à utiliser une tablette tactile.

Hors-digital mais toujours pour répondre aux changements de société, une formation de médiateur social a été instituée de manière à aider les conducteurs de bus, de train, etc., à gérer l’aspect relationnel avec les usagers.

N.B. : Cette interview, réalisée par les ACM4, en octobre 2017, a été retravaillée et mise en ligne par les ACM5, en juin 2018.

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L’ami Philippe s’en est allé…

Philippe, un des gardiens du centre Afpa de Créteil, nous a quitté, le 8 mai, à l’âge de 55 ans.

photo de Philippe Rebière lors de son mariage
Philippe Rebière, gardien à l’Afpa Créteil depuis de nombreuses années, nous a quitté dans la nuit du 7 au 8 mai (photo D.R.).

Il était une figure bien connue de l’Afpa Créteil, particulièrement des hébergé·e·s au centre, surtout celles et ceux qui y vivaient le week-end. Chacune et chacun louaient sa gentillesse, son dévouement, sa convivialité, sa joie de vivre, sa bienveillance…

Il était Philippe. Il était tellement Philippe qu’on ignorait son nom de famille (Rebière), que quand quelqu’un·e prononçait le prénom Philippe, c’est son visage souriant qui s’imposait dans notre esprit.

Le lundi, jour d’entrée des hébergé·e·s, Philippe était là, avec ses collègues Xavier et Bruno, pour se présenter, pour épauler, auparavant, Annie, puis, aujourd’hui, Nathalie, l’actuelle ASE (assistante socio-éducatif).

Cela fait bizarre de parler de Philippe au passé…

Car, hélas, Philippe nous a quitté, dans la nuit du 7 au 8 mai. Il s’est éteint dans son sommeil, sur le lit de sa loge de gardien, à l’Afpa Créteil.

Cette petite loge chaleureuse où on était toujours bienvenue pour boire un café et/ou fumer une cigarette sur le palier en taillant le bout de gras, demander un service – ah, il en a sauvé des hébergé·e·s à la porte de leur chambre, sans clef ! -, trouver un bon plan pour un frigo d’occas’, refaire le monde avec Philippe…

Cette loge dans laquelle, au mur, sont toujours affichées les photos de Philippe et de son dernier fils, encore adolescent.

Par naturel, Philippe s’attirait toutes les sympathies

Cette loge près de laquelle, chaque vendredi midi, Philippe, accroché au portail vert de l’Afpa, régulait la circulation, les entrées et sorties, aidaient à se garer dans la rue les personnes qui viennent à la grande prière du vendredi, à la mosquée toute proche de Maisons-Alfort.

Une photo affichée au mur, dans la loge des gardiens du centre Afpa de Créteil : Philippe, inhabituellement non souriant, reçoit tout l’amour de son dernier fils.

C’est ainsi que, hors des « frontières » de l’Afpa, par son altruisme et sa sociabilité, Philippe s’était fait des amis dans cette communauté musulmane du vendredi midi. Certains d’entre eux, hier, s’inquiétaient de son absence. A l’annonce de son décès, ils ont été très peinés et, se préoccupant de sa famille, ont proposé spontanément leur aide, morale ou financière.

Il était comme ça, Philippe : par naturel, il s’attirait toutes les sympathies.

Philippe nous manque. Douloureusement.

Nos pensées vont à ses enfants – Philippe en a eu six : Audrey, Jennifer, Christopher, Jean-Philippe, Grâce et Melvyn -, à son épouse, Anne-Marie, et à ses proches.

Repose en paix, l’ami.

La cérémonie religieuse sera célébrée mercredi 23 mai 2018, à 10h.30, à l’église Saint-Pierre du lac de Créteil (28 avenue François-Mitterrand), suivie de l’inhumation au cimetière communal de Créteil (74 avenue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny).